CLINIQUE AVIAIRE

Température de l'air

Les oiseaux sont des animaux homéothermes, les jeunes sujets sont les plus sensibles aux températures inadaptées, ceci est lié à leurs difficultés à assurer leur thermorégulation les premiers jours de vie. Les poussins fraîchement éclos arrivent sur l'exploitation, leur corps est recouvert d'un duvet peu épais, de capacité isolante très réduite. Incapable de réguler leur température corporelle jusqu'à atteindre l'âge de 12-14 jours, celle-ci est totalement dépendante de celle de l'ambiance du bâtiment. La température de l'air ambiant est le facteur qui a la plus grande incidence sur les conditions de vie des volailles, une bonne maîtrise de la température durant les premiers jours d'âge est d'une grande importance(Tableau : 1 et Figure: 1). En revanche, la zone de neutralité thermique du poussin d'un jour est très étroite, elle est comprise entre la température critique inférieure de 31°C et celle supérieure qui se situe à 33°C. Cette zone de neutralité thermique des poulets s'élargit au fur et à mesure que le plumage se développe et augmente son pouvoir isolant permettant aux oiseaux de réguler les transferts de chaleur avec leur environnement (ITAVI, 2003).

La sélection génétique des poulets de chair a favorisé leur croissance musculaire au détriment de leurs capacités de thermorégulation, cette sélection n'a pas permis également l'augmentation en proportion de leurs viscères (cœur, appareil respiratoire ) , réduisant ainsi les capacités des poulets de chair à résister à des conditions environnementales extrêmes telles que les coups de chaleur (Collin et al, 2005).

Les répercussions d'un stress thermique :

  • Un stress thermique en élevage avicole provoque une réduction de la consommation alimentaire et du gain de poids, l'ingéré alimentaire diminue quand la température ambiante s'élève au-delà de la zone de neutralité thermique, cette diminution est de l'ordre de :

- 1,6 g par °C d'augmentation de la température entre 26 et 32°C,

- 4,2 g par °C d'augmentation de la température entre 32 et 36 °C.

  • On observe une augmentation de la mortalité qui peut aller jusqu'à 74% par défaillance respiratoire ou cardiaque.

  • La consommation d'eau augmente de 6% par degré de température à partir de 20°C ( Berri, 2003 ; Farfan et al, 2011)

Tableau 1 : Normes de température et d'hygrométrie (ISA, 2002)
Figure 1 : Répartition des poussins sous les cloches(Ross, 2010)

Enfin il faut noter que les animaux sont témoins essentiels pour mesurer la température optimale, en effet, l'observation des oiseaux est plus importante que la lecture du thermomètre.

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